J'avais écouté ce dimanche matin une vidéo d'elle ( Giséle Grammare) , elle parlait de son livre " conversation avec la peinture" (l'Harmattan). Avec bonheur, j'écoutais.

Une réflexion sur l'art, laboratoire de recherches et épreuves de l'esprit pour se libérer des routines et préjugés, la même démarche que théorisait M. Yourcenar. Et également une réflexion sur le "noir", les "noirs" en peinture....le noir comme infini?

L 'après midi, une rencontre avec elle justement et d'autres intervenants ( Guy Berezné, Odile Demonfaucon, J.C. Kitchener) autour de la recherche sur les Hystériques

L'assistance, 96% de femmes et quelques hommes, juste le temps d'entendre " le plan B c'est Macron..." ....même ici pas moyen d'y échapper! et ça commence.

Et j'ai oublié de vous parler des lectures à voix haute par Marie Iricane, sublime! des textes de Françis Brérezné sur l'hystérie et l'art dit "brut"

A travers les mots et la peinture, essayer de garder trace de quelque choses de terrible, la crise d'hystérie,

essayer de rendre l'hystérie en conversation (j'aime ce mot employé ici) avec l'invisible,

comment le dessin se fait-il entendre?

transformer les proies de l'hystérie en théatralité et mouvements de vie, de raison et de souffrance,

" je me fous de l'art brut, il n'y a pas d'art brut!" écrit-il dans le livre "le dit du brut"

et encore " l'art ne s'accomode guère de soumission et du conformisme, dépêchons nous d'habiter quelque part!"

Je suis sortie heureuse et nourrie une fois de plus, je suis retournée regarder les oeuvres encore une fois et autrement. Avec beaucoup plus de présence et de gratitude.

 

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