Depuis mon retour "en ville" , on va dire, je me rends compte que je manque de cet essentiel , pour moi, l'eau de mer et la présence vivante de la mer, le vent, les oiseaux, les pieds directement posés dans le sable quelque soit le temps qu'il fait, quelle que soit la saison. 

à ce propos, c'est un peu comme rentrer à la maison, j'enlève les chaussures avant ( depuis toujours) , et  quand j'arrive en baie, j'enlève les chaussures comme si j'entrais "chez moi"

depuis mon retour donc, je cherche dans les livres à la maison....j'ai quitté Klimt et la Sécession viennoise " der Zeit ihre Kunst, der Kunst ihre Freiheit" (à chaque époque son art, à l'art sa liberté) 

à la maison, il y a beaucoup de livres que je n'ai pas lus ou lus il y a longtemps et je cherche,

hier, j'ai trouvé, niché dans un coin, " dans les forêts de Sibérie" de Tesson, pas lu encore

je me suis installée et j'ai plongé direct,

j'avais trouvé le bon livre pour le bon moment;

lorsqu'il cite Baden Powell, je pense que cette phrase devrait être écrite sur tous les lieux de nature ou de villes d'ailleurs, souillés par des gens non conscients qu'on vit sur une planète dont on n'est pas propriétaire;

" lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement: rien. Deuxièmement; ses remerciements"

 

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