en ce moment, ce qui s'impose à moi c'est bien cela; prendre soin de moi, me considérer,

quand je suis blessée, touchée, affectée par des mots, des actes, des évènements, chercher ce qui va faire du bien du baume tout de suite afin de ne pas rester avec les miasmes des autres

ainsi, écrire ce qui s'est passé, noter ce que ça m'a fait, faire des liens avec des trucs plus enfouis qui montrent le bout de leur nez dégouttant plus ou moins, et ensuite aller vers le livre ou l'action ou le projet qui va me nourrir et m'aider à ne pas subir le marigot

pour les livres, c'est toujours "la sorcière" de Michelet que je lis doucement,

écrire tout ce qui vient à moi, c'est avoir dans la poche ce qu'il faut pour noter vite fait, même en stoppant tout sur le trottoir si c'est pregant,

et puis il y a ce retour vers la porcelaine, "après coup" c'est à dire qu'une fois tout  noté, digéré en quelque sorte, je retourne à la terre avec une idée nouvelle pour l'intérieur des bols; dernièrement, après avoir noté, fait une posture de yoga très douce et mis les mantras chantés par Lav Sharma ( DVD trouvé à Tapovan paris, lieu authentique), le motif de l'intériorité-méditation sous forme d'un visage yeux clos est arrivé

j'ai aimé qu'il vienne à moi tranquillement, s'est imposée également cette idée de façonner les bols en duo, d'y joindre une très courte poésie en lien avec le motif

et subsistent ces mots importants pour moi; prendre soin de moi me rend à ma place, vivre ma singularité et laisser les autres à l'extérieur de moi, ils sont là mais n'ont rien à m'imposer

après seulement, ancrée, je peux avoir un vrai contact avec les autres, ou essayer...

bon! c'était quelques réflexions du dimanche

et ce matin, je notais, voici venu le temps de s'enfouir comme une graine dans de douces chaudes et moelleuses écharpes, y plonger le nez, humer le parfum ou les fibres séchées au grand vent, et ainsi profiter du vent, de sa force, de son énergie

bonne semaine

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( devant la Baie de Somme, côté St Valery décembre 2016)