Il y a quelques jours, j'ai participé avec joie et gratitude à deux ateliers , l'un de yoga des yeux, l'autre méditation et chant.
Dans un lieu que j'aime depuis plus de 30 ans, dans lequel je me sens parfaitement en harmonie.

Bien que situé en plein Paris, et pas en pleine nature. 

Je vadrouillais à pied dans le secteur, pour la pause-déjeuner, et par hasard, je tombe sur le secteur des restaurants iraniens.

Je dois vous dire que j'ai une véritable passion pour la nourriture iranienne et indienne! je me trouve un petit endroit sympa, je me cale avec mon cahier à une table discrète de façon à pouvoir écrire tranquille, manger tranquille, réfléchir tranquille. Parfait.

Juste 3 iranien(nes) qui discutent dans cette langue que j'aime tellement, avec une légère traine finale, comme si ça s'étirait comme un chat.

Je me laisse bercer par cette musique des mots; quand j'étais enfant, la famille de ma mère parlait en polonais, je ne comprenais pas le sens mais je saisissais la musicalité qui me ravissait. Tout pareil pour le farsi.

J'écris, en écoutant la musique des mots, j'écris; " le crayon glisse sur le papier avec autant de délices que ma cuillère dans la glace rose-pistache"

Lors de cette journée, j'ai senti que l'enthousiasme dans les ateliers entrainait l'enthousiasme en farandole dans tout ce qui se passait lors de cette journée, le yoga des yeux gambadait vers la nourriture iranienne qui elle-même batifolait vers la méditation et le chant, et le tout s'accordait avec l'écriture.

Parfois, tout est si bien accordé qu'on se surprend à sentir ; " je suis une particule du Vivant avec sa singularité, accordée aux autres particules"

 

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