Parfois, j'écris des trucs que je n'ose pas "dire".....peut-être par pudeur, peut-être par souci "d'image", peut-être parce qu'il est dans l'humeur du temps de filtrer ses émotions, peut-être tout cela en même temps et peu importe après tout

Et puis réaliser que tout est ensemble à l'intérieur de soi et donc à l'extérieur aussi

Alors, le 30 Juillet, ceci m'est venu du bord du coeur ; 

Sortir. Comme d'une coquille. Délicatement. Doucement. Avec émerveillement et peur. Mais sortir. Aller voir la mer haute. Le ciel dégagé. La lumière. Me mêler aux autres. Avec étonnement. Comme si c'était la 1ère fois. Sentir le tiraillement dans la poitrine. Mais sortir.

Comme j'ai du mal à vivre! c'est étonnant presque. Il fait si bon, vivre a la saveur d'une gaufre. Une vraie. Celle de Marie dans son petit atelier.

Je suis moins seule.Je suis parmi les autres. En étant moi-même. Assise à même le sable, les pieds nus, mon cahier et mon crayon 6B qui glisse bien sur le papier. Regarder les maisons, écouter les rires, les cris d'oiseaux.

Je vais marcher dans l'eau, puis entrer dedans complètement.

J'ai marché.

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Paolo d'Iorio "le voyage de Nietzsche à Sorrente ;  page 113 " dans le jour, il comprenait aussi la nuit, et il avait à côté de son lit une ardoise, sur laquelle il notait, dans l'obscurité, les produits de l'insomnie"