j'y suis bien

01 décembre 2016

Hors saison

Hors saison. C'est un terme qui sous-entend "arrêt, rien à voir, il ne se passe rien"

Hors saison a un autre sens pour moi; bonnet, moufles, sauter sur le vélo, suivre la piste déserte, la buée et les yeux qui piquent, s'arrêter regarder les canards traverser le chemin, identifier un couple de sarcelles d'hiver, des canards siffleurs au milieu de colverts dodus, assister à l'envol d'un grand héron cendré, à l'arrivée des cygnes sur les marais, reprendre sa course, virer le bonnet dans la poche profonde pour mieux sentir le vent froid, tourner la tête vers la buse sur le piquet, arriver à la plage, attacher le vélo (réflexe de parisienne), partir marcher bottes aux pieds car il y a eu les fortes marées.

Au passage "labouré" par les chevaux, s'enfoncer dans la vase, décider de "varaper" sur le talus bien haut en s'accrochant aux grosses touffes d'herbes, s'adapter, avancer ainsi en crabe avec jubilation, passer l'obstacle, arriver sur le pont de la rivière, regarder détaler les faisans, à l'entrée du "sentier des bergers" décider de poursuivre et piler net, saisie....cette grosse masse noire au milieu de la baie...un boeuf highland? impossible...alors, un sanglier " "singularis porcus" oui oui!

seul , très gros semble t-il mais qui sait, mon imagination déforme? c'est la chasse, je pense, il a dû déguerpir de la forêt. Quasi en même temps, lui sur sa gauche, moi sur ma gauche, nous faisons machine arrière, coup d'oeil furtif de temps en temps pour moi. Il a disparu.

Hors saison c'est la liberte, l'espace ouvert comme la séance de yoga de lundi. Une sorte d'échappée belle. Hors saison c'est juste la vie....plutôt c'est la vie juste, un peu comme une note de musique...juste;

je vous embrasse, la lune est fine comme dessinée par la plume d'un oiseau.

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24 novembre 2016

Rencontrer

Retour professionnel, bref, à Paris. Le train, la Baie, gare du Nord. Hier. Je la rencontre sur le quai désert, petite, menue, dynamique.

Elle aussi se rend à Paris pour quelques jours qu'elle espère brefs. Je l'aborde, ce n'est pas dans mes habitudes, je suis plutôt réservée mais là, une envie.

En me servant du marche pied qu'est le temps, la tempête, le gros coefficient de la marée....ça marche! Elle s'appelle Irène, a tenu seule un café dans le 10 ème de 1978 à 2001. Elle se rend à Paris voir son avocate. J'avais bien capté son côté déterminé. Depuis qu'elle a vendu son café c'est son 1er retour à Paris, elle ne pouvait pas suite aux attentats, c'est son secteur, elle connait tout le monde. Elle me parle des plantes médicinales qu'elle adore et fait pousser depuis qu'elle est revenue vivre en Baie dans la maison de sa mère, un bourg de 150 âmes.

De son enfance, elle était bergère et gardait les moutons dans les molières couvertes de plantes odorantes.

Nous noue découvrons des choses communes: une mère d'origine polonaise, une passion pour le vélo le long de la rivière Somme.

Elle me conseille de râper les betteraves et les carottes et de les arroser de jus d'orange, c'est meilleur qu'avec du jus de citron dit-elle fermement.

Arrivées gare du Nord, elle me claque la bise; je quitte Irène et  le "9 de trèfle".

Dans le RER, intérieurement entre deux eaux comme toujours en revenant de Baie, je me sens les yeux immensément ouverts, est-ce dû à la vision le matin encore de la mer à son plus haut point, remuée par le vent, les embruns sautant joyeusement au visage, heureuse jusqu'au fond de l'âme....je le pense.

Je me trouve beaucoup moins agressée par la foule, l'entassement. Je viens pour ce rendez vous professionnel emplie de la présence vivifiante de la mer....et tout se passe bien. Il me semble qu'une porte de compréhension s'est ouverte; je vais accentuer la vie sur ces 2 territoires, l'un nourrissant l'autre à tour de rôle, ce sera un peu compliqué mais ma foi, l'expérience est positive, comme un lent balancier.

Il est 11h, je suis à nouveau dans le Corail, je travaille, je lis, j'écris, je dessine, je suis en train d'apprendre ma nouvelle vie.

Dans une heure, je vais retrouver les embruns....jusqu'au prochain mouvement du balancier qui relie les deux points.

 

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18 novembre 2016

Je cours

 

Je cours, il est 16h30, la plage a renvoyé les touristes du week end vers les villes saturées.

Je cours et sens le balancement léger du corps, droite, gauche. Je sens la lourdeur quitter les jambes, le souffle s'accorder doucement.

Je cours et je l'entends me dire, tout à l'heure, que dans sa peinture ou dans les mots français qu'elle utilise mélangés aux mots anglais, elle cherche l'essentiel, le "sens" comme elle dit.

Pas forcement la technique, ni la performance, mais le "sens" et elle fait avec ses mains , le geste de recentrer.

Ainsi, je ne suis pas envahie par les informations dit-elle encore.

Je cours, il est 17h, le soleil disparait, les formes s'estompent, les oiseaux tracent au dessus de la Baie.

Je cours, comme un prétexte, au plus près du vivant.

Au bout de la "presque nuit", la profondeur, la lune ronde comme dilatée, orangée;

L'essentiel, le sens, le centre.

Merci Pippa.

 

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BON WEEK END 

 

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07 novembre 2016

Quelque part au bord de mer

 

La nuit est glacée. J'ouvre malgré tout la fenêtre, je les entends sur la Baie, les oiseaux....et les chasseurs

Novembre est arrivé, son froid vif, son soleil chaud entre 11h et 15h

L'eau de mer m'a parue frisquette aux pieds l'autre jour, j'ai eu confirmation samedi à la séance de longe côte.....13 degrès! yeah! la combinaison 5/3 s'imposait ainsi que les chaussons et les gants

et c'était si bon à nouveau, cette sensation d'être unie à l'eau et aux oiseaux de mer; un phoque est même venu non loin.

Les couchers de soleil d'automne laissent trainer les mauves et orangés qui font silence autour d'eux : un ravissement s'empare de soi, la quiétude lorsque l'humain laisse place à l'espace empli de couleurs et de chants d'oiseaux saluant le coucher.

Et puis il a gelé blanc sur la réserve; inquiète pour les quelques spatules encore présentes, ont-elles eu le temps de s'envoler vers l'Afrique?

L'un des luxes de l'existence est de sentir le lent glissé des saisons, je me sens alors à la juste place d'humaine intégrée dans un vaste tout, les questions de société m'arrivent assourdies, elles glissent comme l'eau sur les plumesdu canard

La vie gagne sur l'actualité

Et c'est bien; de là où je suis, je pense à vous, je ne vais pas sur les blogs car je n'ai pas de connection mais le coeur est là

 

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29 octobre 2016

Convergences

 

" Se vider la tête, se détendre, ça me remet dans l'axe de moi-même, j'ai les idées plus claires quand je sors comme si j'avais vidé mon sac dans l'eau, ma tête est plus claire pour prendre une décision, l'essentiel est là....."

autant de paroles entendues dans le vestiaire collectif femmes de la piscine pendant que je me préparais, maillot, rangement des affaires dans le casier gris, les palmes, lunettes, bonnet; tout un rituel d'ordinaire silencieux, mais hier les femmes partageaient leurs sentiments sur l'eau et la nage.

Et ces paroles sont venues rencontrer à la fin de ma séance aquatique, d'autres paroles, celles illustrant l'expo photos du travail associé d'un maitre nageur et d'un graphiste autour du thème de l'eau, des piscines de Paris et de l'imaginaire.

" le bain peut être aussi un moment privilégié où l'on fait retour sur soi, ses sensations, ses états....le milieu aquatique est propice à la rêverie"

 

 

( photo tirée du site que vous pouvez consulter et qui regroupe les photos de l'expo; Karim Adjali et Olivier Maitre

http://www.moka-photographies.com

 

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27 octobre 2016

Des fourmis dans les pattes

 

et des envies d'oiseaux dans la tête

 

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24 octobre 2016

La beauté des légumes

 

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23 octobre 2016

Les choix qu'ils font....

Ils étaient deux, superbes, lumineux, deux astres sur une petite place, l'arbre qui résiste à tout....sauf aux choix politiques étroits et primaires,

 

le gingko biloba,

 

"on" a décidé que le prolongement du métro, voire même que le tramway passeront par là,

leur sort était scellé,

un jour, passant par là, je n'ai pas compris,

un grand vide,

plus jamais le jaune flamboyant, et plus jamais ramasser les feuilles en éventail,

" Ils", les divers politiques, et ceux qui jouent aux dés nos vies et notre environnement....

 

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21 octobre 2016

Dedans

 

Dedans, oui mais pas trop, dehors, oui mais point trop,

ajuster, toujours,

s'ajuster perpétuellement,

à soi et aux autres.

 

 

 

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( prendre le thé, mercredi à la Halle St Pierre)

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19 octobre 2016

le cap de la simplicité

 

 

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( cet été)

 

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( ce matin)

 

 

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