j'y suis bien

16 février 2021

doucement doucement s'en va l'hiver

On le sent dans l'air, depuis que le froid glacial de la semaine dernière s'en est allé, transformant les chemins en boue collante lors des marches.

Quelque chose de subtil dans le chant des vanneaux huppés , quelque chose de bien coloré dans les plumes des oiseaux, quelque chose de parfumé aux herbes dans l'air

Les mouflons ont des petits qui courent vite dans les molières, le martin pêcheur attentif sur sa branche plonge brusquement puis se reperche élégamment.

Je sors de ma torpeur d'écriture comme une marmotte et m'ébroue,

j'ai beaucoup marché cet hiver, avec bonheur et gratitude pour la nature, j'ai beaucoup lu comme on boit un thé chaud au retour, porté loin le regard à l'horizon là où la mer se retire, senti les saisons il y avait si longtemps! recentré ma vie sur cet essentiel là

 

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12 janvier 2021

la nature au coeur

En ces temps troublés (mais n' étaient-ils pas troublés "avant" aussi? différemment....)

en ces temps humains tellement complexes qu'on ne s'y retrouve plus,

je trouve la paix de l'âme dans la nature encore et toujours, c'est comme si je tournais le regard vers un "intérieur" qui n'est pas moi , un intérieur plus grand que le mien 

et c'est bien. Avez vous regardé hier "et au milieu coule une rivière"? ; c'est un peu ça mon propos. Car parfois je me trouve fort maladroite dans le maniement des mots.

Dimanche il y a eu un givre délicat posé délicatement sur les chemins de terre désertés par les touristes (que je trouve tellement agités le week end venu,......je fuis alors le bord de mer pour  la forêt et les chemins...)

J'ai marché longtemps les pieds dans ce givre réconfortant, il me semblait être une fugitive, attentive aux mouflons sur la même défensive que moi, aux pics, aux buses ; en m'enfonçant dans les chemins je retrouvais la nature et ma nature.

Et vous ça va sur votre chemin?

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31 décembre 2020

Bonne année

bonjour à tous toutes, j'espère que tout va bien pour vous, je passe vous souhaiter

une très belle année à vous, pleine d'amour et de lumière 

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( bougie en cire d'abeille, gratitude pour elles, "faite maison" , elle accompagne le yoga)

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30 novembre 2020

quand le gris s'invite

dernier jour du mois de Novembre,

le gris s'est glissé partout avec le brouillard; 

"prière de ralentir les pensées et le brouhaha humain " dit-il, après avoir regardé avec consternation la stérile agitation d'avant-fêtes de fin d'année,comme on dit.

Les phoques ont sorti leurs têtes luisantes de l'eau à marée montante et leur souffle long, ils regardaient dans mes profondeurs, j'ai senti fondre ma rage d'humaine " à côté de la plaque", j'ai regardé dans leur profondeur également pour y puiser un peu de sagesse.

Et puis j'ai pris les bâtons et je suis partie marcher en chantant ; le om s'est invité doucement, mélangé au gris ambiant, il a éclairé délicatement, un petite lumière certes mais tellement apaisante qu'elle a pris soin de ma colère," hé ne prends pas toute la place" lui a-t- elle dit! la colère a bougonné un moment, et elle est allée voir ailleurs, se noyer dans le gris.

Je suis revenue la goutte au nez ( je sais ce n'est pas poétique....) , le gris était toujours là.

 

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29 novembre 2020

intérieur extérieur

C'est drôle car je voulais écrire là dessus et Daniel a écrit également un très beau texte.

Depuis le début du confinement acte 2, une grosse colère noire me tenait dans ses pattes griffues jusqu'à ce que je m'aperçoive que j'étais beaucoup trop à l'écoute à nouveau de ces infos diverses et avariées distillées par les médias, les gens,  bref l'extérieur

qui dit trop à l'écoute de ça, chez moi, dit colère sans limite alors que j'ai choisi un environnement pour justement éviter ce bazar extérieur

ça devrait pourtant être comme un déclic ; quand je sens la colère monter, je suis connectée à ce sur quoi je n'ai aucune prise

à chaque fois que je me mets en yoga ou méditation le calme revenu intérieurement m'interroge sur la colère alimentée de l'extérieur, me désigne la colère comme déséquilibrante à la longue

car , encore une fois, quelle action contre l'extérieur? manifester en groupe, hurler avec la meute, cogner sur quelqu'un, ??? ( et encore j'ai censuré certains trucs!!) il n'y a pas de limite et , encore une fois, rien ne fonctionne, car je ne me sens pas dans ces actions là,  pas de prise sur cet extérieur  qui ne dépend pas de moi, du coup ça fait encore plus grossir la colère

encore une fois ce que j'écris m'est propre si je peux dire

sans pour autant jeter l'extérieur puisqu'il est là, revenir "dedans" se ressourcer me permet une action avec du sens

une patte dedans, une patte dehors, et une espèce d'équilibre du corps et de l'être peut advenir; comme en posture de la montagne finalement

être debout, en filtrant les influences

12 NOVEMBRE 2020

 

 

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23 novembre 2020

la nuit tombe

Eternité,

l'eau éternité,

il y a la rivière dans l'eau de mer,

et le nuage, 

et l'éternité qui recouvre la terre.

Dans la mer, il y a.

confinement crotoy le 7 novembre 2020

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10 novembre 2020

la nature est guérisseuse

Guérisseuse d'âme.....

chaque fois que j'ouvre l'ordi pour les mails concernant tout ce que j'ai pu dématérialiser pour éviter le courrier ré expédié, 

chaque fois donc il y a un lot de contrariétés;  les impôts qui réclament la CFE comme si la crise sanitaire ne nous avait pas suffisamment épuisés financièrement, l'Urssaf et ses cotisations, même zéro précisent-ils, etc etc

ça me donne l'impression d'une main qui me met la tête dans une vaste poubelle administrative, je suffoque et me débats mais ça revient toujours.

Aujourd'hui ça n'a pas loupé et je suis ensuite allée marcher, vous savez le fameux km autour de chez soi.... heureusement que la vue devant chez moi est infinie pour les yeux, ça compense!

j'ai vu des tadornes, des bécasseaux mignons très occupés à se nourrir à toute vitesse, j'ai vu le ciel rosé à l'horizon, senti la respiration de la terre et du sable mélangés, écouté le silence quasi inouï ( que j'avais écouté en ville aussi pendant le confinement acte 1) 

j'ai senti la grande main douce de la nature repousser fermement celle de l'administration, puis se poser sur moi , m'orienter vers les couleurs et la lumière.

La nature est guérisseuse d'âme.

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( donnez moi de vos nouvelles surtout, que tout aille bien chez vous)

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04 novembre 2020

l'eau comme guide spirituel

Lorsque l'injonction est tombée "  restez chez vous" , je suis restée longtemps mutique. Et lui aussi.

Puis nous avons longuement discutaillé autour de 2 points;

confinailler là où nous étions posés, au bord de l'eau pour échapper à la ville, sa folie masquée et sa folie tout court ,

ou confinailler ventre à terre dans un retour en région parisienne qui ressemblait à une fuite en avant. 

Je me suis posée devant l'eau, puis dans l'eau et elle et moi avons parlé dans le langage intérieur des phoques, des algues et des "mal en ville" comme moi, c'est à dire avec les yeux et le coeur ; 

il me fallait cela avant de revenir au sol poursuivre la discussion avec le compagnon qui lui était parti courir pour papoter avec sa divinité aux pieds ailés.

A u final, nous avons fait un tableau avec le pour et le contre pour chacun des 2 choix, un peu d'énervement entre nous, reconnaissons le aussi...

Nous avons choisi de rester au bord de l'onde, du sable, du "moins de monde vu qu'ils sont tous repartis en ville", de la reliance à la terre; un choix de vivre.

Et en lisant Jacques Vigne " l'Inde intérieure" , voilà que je rencontre Sârasvâtî (celle qui va sur les eaux) , déesse de la rivière, devenue ensuite de la mémoire, du langage, des arts, de la connaissance; 

ainsi, chaque matin je vais m'assoir devant la divinité et j'apprends d'elle la mouvance permanente, la joie ( quand elle fabrique son sourire de petites ou grosses vagues moussues juste avant de s'écraser sur le sable), l'extrême sagesse,  et certainement plein d'autres choses encore car nous avons elle et moi la vie pour apprendre.

Je vous souhaite d'être bien là où vous êtes posés.

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23 octobre 2020

l'heure d'hiver

Il nous est notifié de changer d'heure.... soit! ça et plein d'autres trucs pénibles  qui nous sont imposés, on va faire avec.

Mais je vais surtout continuer à me relier aux rythmes du cosmos qui sont porteurs de sens.  Imposés par la nature et porteurs de sens ce n'est pas la même chose que dictés par une instance administrative.

Je vais essayer autant que possible, de garder un équilibre émotionnel, de ne pas me soumettre aux diktats de tous poils, médiatiques, politiques ou autres, je ne veux plus de cette pression exercée sur nos vies.

Je vais laver mon esprit dans l'eau de mer, l'eau des nuages, le bain de couleurs du ciel, les mots des lectures,  et ressortir à chaque fois vivante et non pas entravée.

je vais allumer, enfin, les petites lumières , alors que la nuit s'avance toujours un peu plus tôt presqu'à la toucher.

Passez un doux week end. ( une belle lecture juste terminée " la brodeuse de Winchester" Tracy Chevalier

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( photophore en grès émaillé noir Tenmoku)

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13 octobre 2020

toutes les nuances du monde vivant

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Je peux contempler pendant des heures les nuances des couleurs du ciel associées selon un mystère qui nous échappe, et c'est très bien ainsi.

Toute l'eau du ciel prête à se déverser, comme en suspension encore quelques instants, une retenue de souffle.

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