Les duvets neigeux lovés au creux des branches du marronnier s'envolent sous le vent d'Est.

Rejoignent le sol glacé.

S'écrasent mollement.

Tandis que les bourgeons dodus de sève, qui déjà avaient éclos, tremblent en silence.

Incrédules.

Dis, printemps, quand reviendras-tu? dis, printemps, au moins le sais-tu?

Panser nos âmes fatiguées de ce trop long hiver

Peindre le fil des jours aux couleurs vertes jaunes rouges du renouveau

 

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